jeudi 23 avril 2009
Comment réviser un texte
1- Il faut se relire afin de vérifier si tout a été dit. Lorsque l’on écrit un texte, on doit prendre notre lecteur pour un imbécile. Ainsi, on dit tout et on précise tout, pour s’assurer d’avoir une bonne cohérence textuelle.
2- Il faut vérifier la grammaire du texte (reprises correctes, progression adéquate (on ne saute pas du coq à l’âne), le point de vue (s’assurer de la non-contradiction) et l’unité du sujet (Est-ce que mon lecteur sait de quoi je parle ?)
3- Ensuite, après ces vérifications et ces corrections, on vérifie la grammaire de la phrase, donc, est-ce mes phrases sont de structure adéquate?
4- Une fois la structure vérifiée, on corrige les fautes et les accords.
Avec ces étapes faciles, on peut arriver à faire un texte cohérent avec ou sans trop de fautes. De plus, on réussit à décrire ce que l’on veut dire de façon à ce que le lecteur puisse s’imaginer ce que l’on veut dire par là.
L'emploi de la ponctuation
Elle est, sans conteste, le signe de ponctuation le plus complexe, car ses emplois sont des plus variés et les nuances sémantiques qu’elle exprime sont presque infinies. L’emploi de la virgule exige de la part du rédacteur d’avoir une bonne compréhension des différentes composantes de la phrase et de leur rôle dans la phrase. Une simple virgule peut changer le sens de toute une phrase. Il est interdit de mettre une virgule entre le sujet et le verbe et le déterminant et le nom. De la même façon, il est interdit de mettre une virgule entre le verbe et son complément ou son attribut. Par contre, si il y a un complément de phrase qui s’insère dans ces cas, il est alors permis d’encadrer le complément de phrase entre deux virgules.
La virgule est obligatoire dans certains contextes, par exemple :
ü Entre les éléments d’une énumération qui ne sont pas liés par une conjonction ;
ü Avant les conjonctions ni, soit et ou si l’énumération comprend au moins trois éléments et que la conjonction est répétée au moins deux fois ;
ü Avant car, etc. et mais ;
ü De chaque côté de et ce, et ceci et et cela ;
ü De chaque côté d’un élément mis en apostrophe ;
ü Après un complément adverbial en début de phrase et de chaque côté d’un complément adverbial en début de proposition ;
ü De chaque côté d’un élément explicatif (commentaire ou élément incident, incise, apposition, proposition concessive, relative explicative…) ;
ü De chaque côté d’un élément mis en évidence et repris par un pronom ;
ü De chaque côté d’une construction emphatique.
Le point d’exclamation, dans un texte, sert à mettre de l’intonation à un énoncé. Généralement, cet énoncé est une phrase non-verbale. On retrouve aussi le point d’exclamation dans les dialogues, pour mettre de l’emphase à un énoncé. Dans un texte régulier, il est fortement déconseillé de mettre un point d’exclamation à la fin d’une phrase déclarative. Cela vous enlève des points.
Le point d’interrogation est toujours à la fin d’une phrase interrogative. Et n’oubliez jamais que dans une phrase interrogative, le sujet et le verbe sont inversés. Si vous formulez, dans un texte, une phrase interrogative dont le sujet et le verbe ne sont pas inversés, vous avez une faute, même si cela était pour mettre de l’emphase ou de l’expressivité. Dans un texte, on doit toujours garder un langage adéquat et une structure adéquate.
Le point s’insère à la fin d’une phrase généralement déclarative. C’est la ponctuation la plus neutre qui soit.
Les deux points peuvent annoncer :
-une citation d’un texte ;
Alexandre Dumas écrivait dans une oeuvre intitulée Les Quarante-Cinq : « Je ne suis plus qu’une âme, et tout en moi a été purifié au feu dévorant de mon amour. »
-la reproduction des paroles ou des pensées de quelqu’un, dans le discours rapporté direct ;
Laurent a dit : « N’hésite pas en cas de besoin ! », alors me voilà.
-une explication, une cause, un exemple ou la synthèse de ce qui précède ;
Il me jeta un regard cruel : il croyait que je lui avais lancé un caillou.
-une énumération.
Pour son anniversaire, Laurence invite : Justin, Jacky, Dolores, Mala, Jean, Marie, Simon et tous les autres.
Le deux-points sert souvent de charnière logique. Son emploi ajoute du dynamisme à un texte : il permet d’éviter des marqueurs de relation comme ainsi, c’est pourquoi, par conséquent, par exemple, etc.
Le point-virgule est un signe de ponctuation qui marque à l’oral une pause de moyenne durée. Il sert également à séparer les parties d’une phrase longue comportant déjà des virgules. Le point-virgule peut aussi lier des phrases dont la structure et le contenu sont semblables, des phrases symétriques, pour signaler une opposition ou accentuer un contraste. Le verbe de la seconde phrase et des suivantes, le cas échéant, est parfois sous-entendu.
Ex. : Jacky aime le gâteau au chocolat ; Mala préfère le gâteau à la vanille. [opposition]
Ma chèvre prend place dans mon salon ; dans ma cuisine, mon lapin. [accentuation]
Je paye l’hôtel ; Patrick, les repas ; Poe… rien du tout. [prolongation verbale]
Les points de suspension indiquent que la phrase n’est pas terminée, soit parce qu’elle est interrompue, parce qu’elle sous-entend quelque chose de plus ou parce qu’elle est suivie d’une longue pause. Les points de suspension peuvent aussi marquer une troncation à l’intérieur d’une citation. Dans ce cas, on les met entre crochets.
Le rôle de la parenthèse sert à introduire un élément de moindre importance dans une phrase. Cela peut être : une réflexion ou un commentaire de l’auteur, une précision apportée dans un texte, un exemple, une traduction, etc.
Les classes de mots
Tout d’abord, il faut savoir qu’il y a des mots variables et invariables. On va débuter par les mots « donneurs » (ceux qui donnent l’accord à tous les autres mots variables). Ces mots sont des noms. Les seuls qui puissent les remplacer, ce sont les pronoms (les cousins du nom). C’est eux qui déterminent le sujet du texte ou de la phrase. Dans un texte, lorsqu’on fait relever les classes des mots aux élèves, c’est par cela qu’il faut commencer. Ainsi, en repérant les noms et les pronoms en premier lieu, ils sauront identifier les autres classes de mots variables.
Ensuite, il y a les receveurs (ceux qui reçoivent l’accord en provenance du nom ou du pronom). Que retrouve-t-on alors devant un nom? Un déterminant, qui vient déterminer le genre et le nombre du nom. Ainsi, un étudiant doit savoir qu’il est formellement impossible de retrouver un déterminant devant un verbe, car il est déjà attribué au nom. Par ailleurs, toujours autour du nom, on doit relever les qualificatifs du nom : les adjectifs. Par exemple : « Le merveilleux chat». « Merveilleux » est le qualificatif de « chat ». Comme il vient qualifier le nom, il est alors un adjectif. Il est important de noter que jamais un adjectif ne va séparer le pronom du verbe.
Devant le pronom ou le nom, on retrouve ce que l’on appelle le verbe. Le verbe vient donner l’action au sujet. On va le retrouver toujours après un pronom et généralement devant le groupe du nom sujet (GNS). Il est facile, lorsque l’on connaît les terminaisons verbales, de repérer les verbes dans un texte, mais c’est la position dans le texte qui permet idéalement de trouver le verbe.
Ensuite, il existe trois catégories de mots invariables : Adverbes, conjonctions et prépositions. La position dans le texte vous aidera logiquement à les repérer. Un adverbe se voit souvent non loin d’un verbe. Souvent, il est repérable, car il finit par [-ment]. Une conjonction vient faire une jonction en deux phrases (il s’agit d’un lien). Les prépositions se situent devant les déterminants (Ex. : à l’école). On va aussi retrouver les prépositions facilement, car elles désignent des positions (Ex. : par-dessus, par-dessous, vers en arrière, etc.)
Voilà! Maintenant, les classes de mots vous sont expliquées! Bonne semaine!
jeudi 16 avril 2009
Synthese en langue écrite
Dans le bloc de la langue écrite de ce cours, j’ai consolidé ce que j’apprenais déjà en grammaire. J’ai ainsi pu faire le tour de mes connaissances et les évaluer. J’ai mis l’intégral de ce que je connaissais sur le blogue, car je tenais à aider mes coéquipiers perplexes dans le cours. J’ai pu ainsi reconnaître et réviser ce que je connaissais en grammaire. En même temps, la rétroaction de mes collègues qui ont révisé mon blogue a pu m’aider à approfondir mes connaissances en la matière. La seule chose qui n’est pas évidente, en grammaire, c’est la présentation des notions de base.
Techniquement, lorsque l’on présente la grammaire en classe, on commence par la grammaire de la phrase. On débute par les classes de mots et l’identification des groupes de mots. Ensuite, on présente de la phrase de base et des phrases transformées. Enfin, on parle de la coordination et de la subordination dans les phrases (comment joindre les phrases). Lorsque tout cela est assimilé, on présente la grammaire du texte. On commence en présentant les divers types de textes et séquences textuelles. Ensuite, on enchaîne avec les temps verbaux dans les séquences textuelles. C’est aussi le bon moment pour faire des exercices avec les étudiants sur le temps des verbes. On peut enchaîner avec la ponctuation par la suite, car l’emploi de la virgule semble causer bien des maux [mots] – ah ha ah! – aux étudiants de l’université en enseignement. Enfin, on peut conclure en parlant de l’emploi de connecteurs logiques (marqueurs de relation). Je crois que c’est pour cela que mes collègues étaient mélangés. Mais maintenant, tout est expliqué et la session est finie. Espérons qu'ils s'en sont bien sortis.
À la suite du premier exercice de texte argumentatif, j’ai pu constater que mes compétences dans le volet écriture étaient au niveau de l’emploi correct des accords.
Bien que je sois en enseignement du français, mes faiblesses se situent au niveau de la ponctuation et de l’emploi du vocabulaire. Il est certain que l’on a chacun notre style d’écriture, mais je considère la correction de certaines erreurs comme étant essentielles parce qu’en réalité, il y a un niveau de langue à respecter. En tant qu’enseignante, j’ai décidé d’améliorer mon style d’écriture et mon vocabulaire. J’ai aussi pris la résolution d’améliorer mon rendement lors de l'emploi de la ponctuation (naturellement, cette résolution commence après ce travail).
Je peux me fixer les pistes de perfectionnement en écriture. Pour ce faire, je vais aller au CAFEM et je vais aller faire des exercices en ponctuation et en vocabulaire. Je vais aussi me préparer intensivement pour le nouveau test « SEL », le prochain test en français qu'on passera à l’automne, car il a été annulé à ce trimestre-ci. J’ai trouvé aussi quelques sites internets d’exercices grammaticaux. Ainsi, je peux donc me perfectionner et devenir meilleure en français.
À la fin de ce bloc, je peux affirmer que j’ai travaillé la compétence 1, qui est d’agir en tant que professionnelle, héritière, critique et interprète d’objet de savoir et de culture dans l’exercice de mes fonctions, car j’ai donné des trucs de compétences en français dans le cours aux étudiants. Je peux aussi affirmer en avoir appris beaucoup plus sur la grammaire et je considère que cela est profitable à ma formation d’enseignante au secondaire en français.
Ensuite, j’ai travaillé la compétence 2, qui est de communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, car je me suis appliquée à bien écrire la langue. Aussi, je considère avoir eu la chance de pouvoir m’exprimer sur des sujets qui me touchent en tant qu’enseignante, comme les classes de mots, la ponctuation, les types de textes, les types de phrases, etc.
Par ailleurs, j’ai travaillé la compétence 11, qui est de s’engager dans une démarche individuelle et collective de formation continue, car je me suis présentée au cours et que j’ai donné, au meilleur de moi-même, une participation efficace lors de la partie théorique du cours. J’ai ainsi revu des notions que j’avais apprises en grammaire avec Rose-Marie Pierre. Aussi, avec les résolutions que j’ai prises pour améliorer mon français, je crois que je me suis vraiment engagée dans une démarche individuelle de cheminement.
Enfin, j’ai travaillé la compétence 12, qui est d’agir de façon éthique et responsable, car j’ai octroyé un respect énorme à mes coéquipiers lors des exercices et que je les écoutais de façon adéquate, bien que souvent, je me retenais pour donner les réponses, car ils donnaient les mauvaises. Aussi, j’ai pris la responsabilité de les aider en expliquant une partie de la grammaire sur mon blogue. C'était aussi une façon pour moi de vous démontrer mes apprentissages. De cette façon, je considère qu’au terme du bloc écrit, j’ai consolidé beaucoup de notions importantes pour ma formation. J’ai aussi l’intention de mettre les « bouchées doubles » afin d'améliorer mon vocabulaire.
Au terme du bloc de la langue écrite, je peux m’octroyer une note de A. Au terme de ce cours, je m’octroie la même note, à cause de l’ardeur que j’ai mise à l’ouvrage, afin d’intégrer la plupart de mes connaissances en français sur le blogue (et Dieu sait que c'est long de consolider les apprentissages. Cela m'a demandé beaucoup de recherches). J'ai un document sur la ponctuation, un autre sur les classes de mots et un autre encore sur les types de phrases en création. Ceux-ci seront bientot disponibles sur le blogue et je pense que je me servirai du blogue, lorsque je serai enseignante, pour transmettre les notes de cours
lundi 6 avril 2009
Les types de séquences textuelles
-Séquence narrative : Cette séquence met en évidence, une histoire racontée par un narrateur. Elle contient une situation initiale, un élément déclencheur, des péripéties, un dénouement et une situation finale. C’est une situation d’action, où le protagoniste vit des aventures. (ex.: Récit, histoire, nouvelle, roman, etc.)
-Séquence de dialogue ou dialogale : C’est une séquence où l’on retrouve un dialogue ou une conversation. Cette séquence rapporte le discours libre ou la parole d’un individu. On la retrouve dans tous les types de texte et elle est encadré par des guillemets et des tirets. (ex.: pièce de théâtre)
-Séquence explicative : Cette séquence cherche à faire comprendre ou expliquer un phénomène. Elle répond souvent aux questions pourquoi et comment. Cette séquence se divise en trois parties : Le sujet de l’explication, la justification du besoin de l’explication et l’explication du phénomène. (Ex.: Encyclopédie)
-Séquence descriptive : Séquence contenant une description. Elle sert à illustrer, à faire voir quelque chose. Cette séquence est reconnaissable par sa prédominance aux verbes attributifs et sur l’utilisation de l’imparfait. Dans une séquence descriptive, on retrouvera : La description du sujet, les propriétés du sujet prises comme un tout et les aspects du sujet. (Ex.: Description d'un personnage dans un texte narratif)
-Séquence argumentative : Cette séquence est construite autour d’une argumentation dont l’auteur défend son point de vue. [Sujet, thèse, arguments appuyant la thèse, reformulation de la thèse]. (Ex.: Éditorial dans le journal)
On peut conclure qu’ainsi, dans un texte, on peut retrouver plusieurs de ces types de séquences, mais qu’il y a toujours une séquence dominante, qui forme le texte. Les autres séquences, que l'on qualifiera de séquences secondaires dans le texte, concernent maintenant les temps verbaux dans un texte.
-B., Lesot A., Sabbah H., Weil C., Littérature nouveau bac 96;textes et méthodes, Haitier, Paris, 1996
-M. Laurin, Anthologie littéraire, du moyen-âge au XXe siècle, Beauchemin, Laval, 2000
- Chartrand S., Grammaire pédagogique d’aujourd’hui, Graphicor, 1999
- Laporte M., Nouvelle Grammaire pratique, Éditions CEC, 2007
Comment faire un texte argumentatif
Il est facile de faire un texte argumentatif. Ce type de texte est utilisé fréquemment à l’oral dans les débats ou les autres matières. Il s’agit d’une notion que les étudiants du secondaire voient au 2e cycle. C’est aussi une notion que l’on retrouve au cégep. Voici alors les types de textes argumentatifs et les différentes façons de les faire.
Texte de 4e secondaire : Argumentatif de base
La structure est très simple. C’est le texte argumentatif de base. On structure le texte de la façon suivante :
-Sujet amené (Il s’agit d’une introduction au sujet. On le fait d’une façon que j’ai appelée entonnoir (C'est-à-dire; du général au particulier)).
-Sujet posé (Il s’agit de la question qui amène généralement le développement et le sujet du texte (Ce sur quoi on argumente)). Entrevous et moi, on argumente généralement autour d’une problématique (question). S’il n’y a pas de question, il n’y a pas d’argumentation.
-Sujet divisé (La division des arguments du sujet dans le texte. Cette partie est facultative, mais c’est toujours bien de l’avoir pour bien structurer le texte. De plus, cela rajoute des mots au texte, si jamais vous n’avez plus d’inspiration et qu’il vous en manque).
-Développement (Généralement constitué de deux ou trois paragraphes qui concernent le sujet duquel on traite. On reprend habituellement la thèse en reprenant l’idée que l’on veut amener pour prouver notre point de vue. Ensuite, on donne un exemple, ou on cite un professionnel qui vient corroborer ce que l’on dit. Finalement, on reprend la thèse et l’idée que l’on a formulé dans le texte).
-Conclusion (Elle vient résumer l’intégral de ce qui a été dit dans le texte et on propose une ouverture de débat sur un autre sujet, qui est en rapport avec l’idée générale du texte.)
En quatrième secondaire, les étudiants n’ont pas le droit d’utiliser les pronoms à la première personne. Ainsi, ils doivent apprendre ce qu’est la modalité et ils doivent trouver d’autres mots pour exprimer leurs idées. Je vous invite alors à lire le texte sur la modalité qui apparaît sur le blog.
Texte en 5e secondaire : L’importance du destinataire
En cinquième secondaire, les étudiants doivent utiliser les notions de l’année précédente pour faire leur texte. Ainsi, on retrouvera la même structure, excepté que cette fois, ils doivent s’adresser à un destinataire. Le défi de ce type de texte, à ce niveau, se situe au fait qu’il ne faille pas utiliser, encore une fois, les marqueurs à la première personne, dans le but d’enrichir le vocabulaire.
Texte au CÉGEP : Utiliser la philosophie pour argumenter
Le texte argumentatif au cégep est un peu plus complexe. On respecte ainsi les notions de base de l’argumentation de 4e secondaire, mais on impose à l’étudiant, une prise de position en fonction de celle d’un philosophe. La différence réside aussi en la problématique : On doit opposer deux opinions contraires. Comme à ce niveau on fait des textes avec un plus grand nombre de mots, un paragraphe de problématique s’impose. On dira alors : Certains croient que oui parce que… d’autres croient que non parce que…
Ce type de problématique permet ainsi de voir l’envers de la médaille, en ce sens où ce type de texte permet d’arguer des thèses et des contre-thèses. Au terme de ce genre de texte, avant la conclusion, il y a ce que l’on appelle alors une contre-thèse, qui est un argument que l’on concède à l’adversaire; par contre, il faut la réfuter de façon à bien démontrer notre perspicacité. On emploiera alors le type de tournure suivante :
Ex. : Pour ce qui est du suicide, je concède que naturellement, il s’agit de la charte des droits et libertés : Comme nous sommes tous humains, nous avons le droit de choisir de mourir comme nous le voulons, cependant, dans cette même charte des droits et libertés, le droit à la vie prime sur le droit à la mort. Par conséquent, je maintiens ma position contre le suicide.
Voyez, dans cet exemple, l’auteur réfute l’argumentation adverse, tout en concédant une idée. Voici un autre exemple :
Ex. : Bien sûr qu’il est un choix individuel de mourir et que l’on devrait permettre à chaque individu de choisir sa propre mort, mais parfois, ces individus qui veulent mourir ne sont pas dans un état d’esprit normal. Ils sont dépressifs et ils ne se rendent pas compte de ce qu’ils font. Par conséquent, permettre le suicide est une idée qui ne ferait qu’encourager des maladies mentales.
vendredi 3 avril 2009
Comprendre la phrase de base
Une phrase, selon le modèle de base, est composée de trois groupes principaux. Il y en a deux obligatoires et un facultatif. Le groupe du nom sujet (GNs) et le prédicat de phrase (GV) sont obligatoires. Le complément de phrase (CP) est facultatif. Si on prend, par exemple, l’énoncé suivant : «La petite fille continua son chemin.» Dans ce modèle, on retrouve deux des trois groupes constituants de la phrase, soit, un GNs «La petite fille», un GV «continua son chemin». On ne pourrait pas faire une phrase déclarative avec seulement le GNs «La petite fille», tout comme on ne pourrait pas faire une phrase composée seulement du GV «continua son chemin». Par conséquent, ces deux groupes sont obligatoires.
Ce premier modèle de phrase montre bien les constituants de base de la phrase et nous fait réaliser qu’elle est très utile, car elle permet une excellente fluidité du propos. Essayons encore avec un autre type de phrase :
« Au milieu de ce froid et de cette obscurité, une petite fille marchait dans la rue, la tête et les pieds nus »
Ici, ce modèle semble plus complexe, car il est constitué de plusieurs complément de phrase. Le complément de phrase (CP) est un groupe facultatif qui est déplaçable en tout point. Il peut aussi être constitué par une subordonnée. La seule différence est que le CP est déplaçable à peu près n’importe où dans la phrase. On peut le mettre au début d’une phrase, à la fin d’une phrase et au milieu d’une phrase, sans que le sens soit changé. Dans cet exemple, nous constatons que nous pourrions déplacer trois groupes de mots :
« [Au milieu de ce froid et de cette obscurité], une petite fille marchait [dans la rue], [la tête et les pieds nus] »
Nous pourrions ainsi les déplacer ou les enlever sans altérer le sens de la phrase. Exemples :
1. Une petite fille, [au milieu de ce froid et de cette obscurité], marchait [dans la rue], [la tête et les pieds nus].
2. Une petite fille marchait [la tête et les pieds nus], [dans la rue].
3. [Dans la rue, au milieu de ce froid et de cette obscurité], une petite fille marchait [la tête et les pieds nus].
4. Une petite fille marchait [la tête et les pieds nus], [au milieu de ce froid et de cette obscurité].
5. [La tête et les pieds nus], [au milieu de ce froid et de cette obscurité], une petite fille marchait [dans la rue].
6. [Au milieu de ce froid et de cette obscurité], une petite fille marchait.
7. Une petite fille marchait.
Comme on a pu le constater, le complément de phrase est déplaçable et effaçable. Il vient souvent rajouter des informations sur le temps, le lieu et la manière. Il n’est pas essentiel au bon fonctionnement d’une phrase. On a pu d’ailleurs, dans la phrase #7, constater que l’effacement total ne change absolument rien au sujet, ni au prédicat. Cependant, il est vrai que nous pourrions aussi effacer de la phrase, le mot « petite». Mais ce n’est pas un complément de phrase, car on ne peut le déplacer. (Ex : [Petite], une fille marchait ou Une fille marchait [petite]). Par conséquent, «petite» n’est pas un complément de phrase. Il est donc, complément du nom. On pourrait aussi appeler cela une relative. Selon Paret, une relative amène une spécification à l’égard d’un des constituants de la phrase et est donc considérée comme un complément de son antécédant. Si l’on prend par exemple, l’énoncé suivant :
«Il lui cria qu’il allait en faire un berceau quand, plus tard, il aurait des enfants»
On peut constater que «plus tard» vient rajouter une spécification au constituant du GV «quand il aurait des enfants». Bien qu’il semble déplaçable, nous ne pourrions pas le mettre au début de la phrase au complet. Nous déduisons alors que nous ne pourrions même pas enlever l’un ou l’autre de ces deux énoncés, au risque d’en altérer le sens. Nous ne pourrions que le déplacer à la fin de la phrase. Il se joint donc au GV. Pour résumer, si l’on prend la phrase qui suit :
«Dans la rue, les passants l’invectivaient …».
On peut remarquer en début de phrase que «dans la rue» est déplaçable. On pourrait en effet le déplacer à la fin de la phrase et cela donnerait, sans pour autant changer le sens du propos : «Les passants l’invectivaient, dans la rue, …» On pourrait aussi le mettre dant le milieu de la phrase entre le GNs et le GV : «Les passants, dans la rue, l’invectivaient.»
Nous pouvons aussi l’effacer sans que le sens de la phrase ne soit changé. (ex : Les passants l’invectivaient.). «Dans la rue» est donc un complément de phrase. Nous pouvons aussi remarquer que le complément de phrase est entouré de virgules la plupart du temps. Cela peut en faciliter l’identification.
La phrase de base est un modèle et un outil général. La seule faiblesse de ce modèle est l’aspect de la décomposition des constructions de phrases particulières telles que les phrases à présentatif et les phrases infinitives. ( Ex : Mais à quoi bon). En effet, ces phrases ne contiennent pas les deux constituants obligatoires des phrases régulières, soit le GNs et le GV. Le modèle de la phrase de base n’est donc que figuratif et ne s’applique pas à tous les types de phrases. En ce sens, il apparaît donc comme une faiblesse. Par contre, comme le dit si bien Paret : «C’est là qu’intervienne les manipulations, c’est-à-dire les tentatives de déplacer des groupes et des subordonnées ou des unités dans la phrase … afin de reconnaître quels rôles ils jouent en comparant les phrases obtenues avec la structure prototypique de la phrase de base». C’est donc pour dire qu’il faut faire réaliser, à l’étudiant, toutes les fonctions syntaxiques pertinentes, au sein de la construction de la langue écrite et de la compréhension de textes, à partir du modèle de la phrase de base.
Ministère de l’éducation, Programme de formation de l’école québécoise, 2003, p.7
Chartrand S., Grammaire pédagogique d’aujourd’hui, Graphicor, 1999, p. 65Léger V., Morin F., Le complément de phrase, Québec Français hors série, p54-56


